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Biohackers - Série (2020)

Série de Christian Ditter Thriller 1 saison (en cours) Netflix 40 min 30 avril 2020

Inscrite en médecine pour se rapprocher d'un professeur qu'elle pense impliqué dans sa propre tragédie familiale, Mia se retrouve plongée dans l'univers du biohacking.

Biohackers - Série (2020)
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677
Leech:
237
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La nouvelle série allemande de Netflix, produite par Tim Trachte et Christian Ditter (Love Rosie, Célibataire mode d’emploi), se veut être, à l’image de la fameuse série Dark, un thriller haletant. Toutefois, Biohackers est une série qui vise de toute évidence un public nettement plus jeune. Pour autant, cette série ne saurait être réduite à l’étiquette de « teen-series ». Biohackers narre l’histoire de Mia Akerlund, étudiante en médecine, qui entre dans une prestigieuse université. Néanmoins, Mia est loin d’être une étudiante comme les autres : si elle entre dans cette école, c’est moins par intérêt académique que pour mettre à jour un complot de manipulation génétique auquel elle est intimement liée, et surtout, qui serait a priori perpétrée par l’une des professeures les plus renommées de l’université. Convaincant. En effet le synopsis m’a rapidement interpellée : sans être totalement révolutionnaire, Biohackers propose en effet de parler d’une thématique qui reste encore peu traitée dans les séries « d’ados » alors même qu’elle est très actuelle : les manipulations génétiques, le biohacking, les biotechnologies etc. Ainsi, j’aimerais d’abord saluer la tentative de proposer une série à destination des jeunes qui se dégage des intrigues assommantes de teen-drama, en proposant d’aborder un nouveau sujet, le biohacking, et ceci, en se revendiquant de l’étiquette de thriller. Ambitieux. Derrière cette promesse, Biohackers n’est pas toutefois sans sombrer dans quelques incohérences (

Mia démontre en effet des capacités en matière de bio-piratage assez peu réalistes)

, ni sans être totalement loin des clichés (on peut regretter le traitement des personnages secondaires en proie à une absence d’épaisseur narrative : les colocataires se définissent essentiellement par un seul trait de personnalité, d’ailleurs assez cliché : le scientifique fou-fou, la bimbo, l’intello..) Pour autant, ce techno-thriller reste assez réaliste et bien construit. D’une part, le jeu des acteurs, en particulier celui de Luna Wedler qui interprète Mia, permet au téléspectateur de plonger rapidement dans l’histoire. Qui plus est, l’âge de l’actrice et celui du personnage qu’elle incarne sont relativement proches, ce qui permet d’avoir un ancrage d’autant plus réaliste (a contrario des séries américaines…). D’autre part, la série me semble bien construite et respecte ici sa promesse de thriller : en effet, Biohackers fonctionne (sur les premiers épisodes en particulier) sur flash-backs et sauts dans le temps : ainsi, les premières minutes du 1er épisode correspondent à l’avant-dernier épisode de la saison ; qui plus est, tel un véritable polar, les épisodes se construisent sur la progression de l’enquête de Mia. Ainsi, ces choix offrent au téléspectateur un rythme haletant, excitant, lui permettant de rentrer rapidement dans l’intrigue. Le choix d’une saison courte construite sur 6 épisodes sert également la série, puisqu’il permet d’avoir des épisodes riches en actions et émotions, tenant ainsi en haleine le téléspectateur jusqu’à la fin. Belle maîtrise du rythme. En outre, la fin de la saison n’est pas décevante : elle offre un twist final intéressant, digne du genre de thriller dont la série se targue, et nous fait même espérer une nouvelle saison. Pas mal. On espère que cette nouvelle saison explorera les tréfonds de l’ingénierie génétique qui reste trop peu expliquée dans cette première saison. Enfin, il me semble important de saluer le rôle des femmes dans cette série ; rappelons-le, une série est à la fois un récit ET un discours : ainsi, par ce qu’elle donne à voir, elle est porteuse d’une vision, d’une idéologie. De fait, je me félicite du choix des producteurs de montrer à l’écran des femmes fortes, extrêmement rationnelles, méthodologiques, intelligentes, etc, mais surtout, du choix de faire porter la série sur leurs épaules ; car ce sont bien les personnages de Mia et du professeure Lorenz, ainsi que leurs très bonnes interprétations délivrées respectivement par Luna Wedler et Jessica Schwarz, qui font de Biohackers une série divertissante, un thriller scientifique haletant -sans être totalement révolutionnaire-, que je conseillerais aux adeptes de teen-series qui souhaitent regarder quelque chose de divertissant qui ne se cantonne pas à un recyclage des assommants clichés des séries américaines à destination des 18-25ans. Simple mais efficace.